Songye

La province

Les limites de la province sont fixées au sud par les territoires de Bakwanga et de Gandajika et à l’Ouest par la province de Kananga (ex-Luluabourg). Au nord et à l’est, les frontières correspondent aux limites des groupes songye. La capitale est établie à Kabinda. Une des particularités du Lomami actuel réside dans la relative homogénéité de sa population songye. Toutefois, les Songye se rencontrent aussi au nord-ouest dans la province su Sankuru à l’est dans celle du manieme. dans le nord-ouest sont localisés des groupes luba, binji et luntu. A Lusambo se manifeste la présence tetela. D’autres groupes songye sont aussi établis le long du fleuve Congo.

La population

La population actuelle tourne autour de 200.000 habitants, auxquels il faut ajouter les groupes qui vivaient au Katanga et qui ont été expulsés durant les dernières années du régime du Président Mobutu. La densité de la population est plus forte dans la région de Kabinda, où elle atteint 50 à 99 habitants au km2. Deux autres aires de densité relative, moins de 10 habitants au km2, s’étendent d’un côté vers le sud-est jusqu’à la dépression de l’Upemba et le long du fleuve Congo et de l’autre, vers le nord-ouest de Kabinda dans la région comprise entre Lusambo et Lubefu.

La région reste en proie à de graves troubles suite aux invasions venues du Rwanda et du fait de la présence de groupes congolais en rébellion contre le gouvernement central. Ces milices occupent la moitié orientale de la province, et l’insécurité y est encore vive de nos jours.

Organisation politique

L’organisation politique des Songye repose sur l’autorité d’un chef, figure sacrée et bénéfique. Jouissant d’un grand pouvoir magico-religieux, ce dernier est lié à deux sociétés secrètes, l’une pratiquant la magie et la sorcellerie buci et masende, et l’autre, qui en dépend, fondée sur les masques bwadi bwa kifwebe. Le chef suprême des Songye réside à Kabinda dans une demeure appelée Epata.

 

*Bibliographie: François Neyt, SONGYE, Fonds Mercator, Anvers